LIBERTE
Liberté, comme on t’appelle,
Mais
qui es-tu en vérité ?
Il
paraît que tu es belle,
Et
l’on m’a dit qu’il faut t’aimer.
Mais toi tu ne peux y croire.
Oui, derrière tous ces barreaux.
Tu voudrais pourtant savoir
Ce qu’il y a de nouveau.
Si l’on venait t’ouvrir les portes,
Pour recommencer à zéro,
Tu marcherais comme un cloporte !
Te tiendrais-tu comme il faut ?
Liberté,
comme on t’appelle,
Mais
qui es-tu en vérité ?
Il
paraît que tu es belle,
Et
l’on m’a dit qu’il faut t’aimer.
Mais il n’y aura pas d’histoire.
Regardes bien là, devant toi,
Tes yeux ne pourraient y croire,
Si tu ne savais que c’est toi,
Que l’on vient chercher pour pendre,
Pour un crime que tu n’as commis.
Il n’y a pas à s’y méprendre,
Maintenant tout est fini !
Liberté,
comme on t’appelle,
Mais
qui es-tu en vérité ?
Moi
je sais que tu es belle,
Oui,
je sais qu’il faut t’aimer.
1969